Anecdote Automobile : Les voitures nucléaires

En 1951, la première centrale nucléaire du monde à produire de l’électricité voit le jour au laboratoire national de l’Idaho aux Etats-Unis. Le monde prend alors conscience des enjeux et surtout du potentiel lié au nucléaire si bien que certains constructeurs automobiles vont se mettre à rêver d’une voiture fonctionnant à l’énergie nucléaire.

Dans les années 50, l’’énergie nucléaire est considérée comme une source d’énergie illimitée et après de nombreuse expérimentation sur les avions et les bateaux, l’idée de concevoir une voiture ne nécessitant pas d’essence et ne rejetant aucun gaz polluant germe dans les esprits des constructeurs.

En 1958, plusieurs concepts cars vont être proposés par différents pays, le but : gagner la course au nucléaire avec un projet qui deviendra réalité. Ainsi la société Pasckard Astral présente au salon de Genève la Studebaker, un concept car équipé d’une seule roue gyroscopique. Puis c’est au tour de Ford de présenter la Nucleon qui est équipé d’un petit moteur nucléaire à l’arrière alimenté par une capsule contenant le combustible nucléaire. Les Français ne sont pas en reste puisqu’ils présentent, par le biais de la Compagnie Normande d’Etudes, le projet Symetric Ce projet loufoque, basé sur aucune étude réelle, proposait l’alimentation d’un moteur avec des déchets nucléaires permettant ainsi une autonomie de 5 ans… Personne n’ayant cru en ce projet, l’entreprise disparait 1 ans plus tard.

Bien que le nucléaire ai connu un réel engouement dans les années 50-60, aucune technologie de l’époque ne permettait de miniaturiser un réacteur nucléaire, les contraintes liées à la sécurité ou encore le traitement du combustible usagé. Le rêve des constructeurs de produire un jour une voiture nucléaire fût très vite rangé au grenier face à la difficulté de la tâche.