Anecdote automobile – les voitures Michelin

Fabricant de pneumatique reconnu internationalement, l’entreprise française Michelin voit le jour en 1889 avec les frères André et Edouard Michelin. A l’origine, l’entreprise Michelin n’avait aucun lien avec le secteur de l’automobile, les pneumatiques alors fabriqués étaient réservés aux bicyclettes.

En 1894, Michelin décide de se lancer dans la fabrication de pneumatique à destination de l’automobile, et pour réaliser leurs tests, l’entreprise auvergnate décide de construire trois voitures.

La première est construite sur le châssis d’une Benz et est baptisée « l’Hirondelle ». La seconde, construite de toute pièce fût baptisée « l’Araignée ». Enfin, la troisième voiture construite est baptisée « l’Eclair ».

Construite sur le châssis d’une Peugeot et équipée d’un moteur Daimler de 4ch, initialement destiné à un bateau, l’Eclair doit son nom à sa fâcheuse tendance à rouler en zigzag. Outre cette faculté incroyable de se déplacer de manière peu conventionnelle, l’Eclair était également très lente. Alignée au départ de la course Paris-Bordeaux-Paris, Michelin souhaite promouvoir sa voiture, mais surtout ces pneumatiques. Bien que l’Eclair réussisse à rallier l’arrivée, elle n’est pas classée car elle termine hors délai (la course devait être bouclée en moins de 100 heures). La raison de ce retard, est assez cocace pour un fabricant de pneumatique. En effet, les pneumatiques équipés sur l’Eclair avaient la fâcheuse tendance à éclater au delà d’un certain nombre de kilomètres…

Bien que Michelin ai connu un démarrage timide, cette course a permis à l’entreprise d’engranger de l’expérience. Quelques années plus tard, en 1899, Michelin équipe la « Jamais Contente », une voiture électrique construire par la compagnie Belge Jenatzy, afin d’atteindre pour la première fois de l’histoire la vitesse de 100km/h.