Anecdote Automobile : Les voitures électriques sous l’occupation

Durant la seconde Guerre Mondiale, de nombreuses entreprises sont réquisitionnées et les français n’échappent pas aux nombreuses restrictions et se déplacer sous l’occupation n’est pas chose aisée. En plus des difficultés d’approvisionnement, il faut faire avec les tickets de rationnement afin d’obtenir de l’essence. Ces derniers étant extrêmement compliqués à obtenir, certaines entreprises, privées de leur production originelle, s’orientent vers une solution utilisant une énergie jusque-là non rationnée.

La Breguet A1 et A2

Au début de l’année 1940, Breguet, célèbre producteur d’avions français, se voit dans l’obligation de se reconvertir suite à la fermeture de son secteur de prédilection. Il s’oriente donc vers l’automobile, et présente aux français en 1941 la Breguet Type A2 équipée d’un moteur électrique de 72 volt et pouvant bénéficier d’une autonomie de 100km à condition de garder une vitesse de 20 km/h.

La Faure

A la fin de l’année 1940, Pierre Faure, ouvrier de chez Breguet, décide de voler de ses propres ailes en exploitant le filon des voitures électriques. Il effectue le 27 décembre 1940 une sortie avec sa création : La FAURE. De conception simple, cette voiture est alimentée par 6 batteries pour une intensité totale de 100 ampères et une tension de 72 Volts. La FAURE bénéficie d’une autonomie de 75 km pour une vitesse de pointe de 45 km/h.

L’œuf électrique

Création originale de l’artiste Paul Arzens, l’œuf électrique voit le jour en 1942 dans les rues de la capitale française. Avec une forme atypique, cette voiture est le fruit d’une réelle réflexion de l’artiste sur l’usage de l’automobile en milieu urbain.

Même si pendant cette sombre période, la voiture électrique est très largement développée pour contourner les restrictions de carburant mises en place, Arzens estime réellement que la voiture électrique est l’avenir d’une ville

 D’autres voitures électriques voient également le jour comme l’Autélec de la société des Freins Jourdain Monneret ou encore la Peugeot VLV.