Voiture de légende – La Jaguar Type-E

Assurément l’une des voitures anglaise les plus mythiques, la Jaguar Type E souvent appelée familièrement « le Cigare » à cause de son capot très allongé, a marqué son époque par sa conception et ses lignes. Considérée par Enzo Ferrari lui même comme « la plus belle voiture au monde », elle est directement inspirée de la fameuse Jaguar Type D, l’une des meilleure voitures de course de tous les temps. Régulièrement citée dans les classements des plus belles voitures découvrez ce véhicule unique.

La Jaguar Type E est présentée au Salon International de l’Automobile de Genève en 1961. Chargée de succéder à la série des XK, elle est développée sur le modèle de son illustre grande sœur la Type D, qui a gagné trois fois les 24 Heures du Mans. Particularité de ce modèle, son nom change d’un pays à l’autre. Les pays francophones ont « francisé » le nom pour Type-E, là où les autres pays garde l’appellation anglophone E-Type. Les Américains quant à eux, sûrement nostalgiques des modèles XK, décident de la nommer XKE.

Naissance d’une voiture de légende

Issue d’une conception très moderne, la Type-E fascine. Conçue à l’origine comme une voiture de compétition automobile, elle bénéficie d’un moteur six cylindres développant 200 chevaux et pouvant atteindre les 240 km/h. L’une des forces de la Type-E est sans conteste son prix. À sa sortie, elle était vendue aux alentours de 40 000 Francs, là où ses concurrentes coûtait le double voir le triple, comme la Ferrari 400 Superamerica.

Jaguar Type E serie 1

(crédit photo : caradisiac)

Côté mécanique la Type-E est bien équipée avec quatre roues indépendantes, quatre freins à disque et amortisseurs télescopiques, mais sa conception ne révolutionne pas le marché automobile. Les vraies qualités de la Type-E sont sa tenue de route et ses performances qui en font la voiture la plus équilibrée de son époque. Autre point fort sa suspension arrière qui fût installée sur presque tous les autres modèles de la marque.

Les différentes séries

Bien conscient d’avoir donné naissance à une voiture à succès, Jaguar multiplie les déclinaisons de sa Type-E. La Série 1 vendue de 1961 à 1967 connaît plusieurs améliorations notamment sur la puissance du moteur. Les déclinaisons en roadster et en coupé sont de nos jours très recherchées bien que moins confortables.

Jaguar Type E

La série 2 voit le jour en 1968 et se poursuivra jusqu’en 1970. Afin de répondre aux normes antipollution et de sécurité américaine, la carrosserie subit des modifications entraînant ainsi une perte de charme de la Type-E (les pare-chocs sont plus enveloppants et plus hauts, il n’y a plus de carénage vitré des phares etc.).

Jaguar Type E serie 2

(crédit photo : stubs auto)

En 1971, la série 3 pointe le bout de son nez et embarque dorénavant un moteur V12. La mise en place de ce moteur va entraîner une modification importante de la carrosserie de la voiture. Afin de faciliter son refroidissement, une grille de radiateur très imposante est installée.

Jaguar série 3

(crédit photo : stubs auto)

Bien que conçue comme un voiture sportive, la Type-E ne rivalisera jamais sur les courses automobiles avec ses concurrentes (la Ferrari 250GTO) et n’aura pas le glorieux palmarès de son aînée. Cependant avec une production de près de 73 000 véhicules entre 1961 et 1975, elle reste l’une des voitures les plus plébiscitées pour l’époque. Aujourd’hui, la Jaguar Type-E série 1 est très recherchée car considérée comme la quintessence de la Jaguar.